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Comment aborder la mort avec nos enfants ?

LUNDI 19 janvier 2009 - 19 h

Rediffusion :
Mardi 20 janvier 2009 - 12 h 30
Mardi 20 janvier 2009 - 1 h
Jeudi 22 janvier 2009 - 1 h
Samedi 24 janvier 2009 - 1 h

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La mort racontée par des enfants

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La mort racontée par des enfants

Qu’est-ce que les enfants savent de la mort ? Bien peu de chose finalement, et ce malgré tout ce qu’ils voient à la télé. À Val-d’Or, des enfants de 4 à 7 ans nous donnent leur définition de la mort. Par André Cullen, Abitibi

Deuil : où trouver de l’aide ?

Pour obtenir de l’aide ou des réponses à vos questions, il est possible de téléphoner à l’organisme Deuil Jeunesse au 418-670-9772. Dans la région de Montréal, le groupe Parents Étoiles offre des ateliers aux enfants en deuil et la Maison Monbourquette peut aussi vous donner de l’information grâce à son répertoire des ressources disponibles dans la province. À Sainte-Hyacinthe, on peut joindre le site de l’organisme Les amis du crépuscule. Enfin, Deuil Jeunesse peut vous fournir des renseignements sur les ressources disponibles dans d’autres régions.

Perdre sa mère à trois ans : l’histoire de Billy

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Perdre sa mère à trois ans : l’histoire de Billy

Billy était tout jeune quand sa mère est décédée d’un cancer. Ce n’est que 6 ans plus tard qu’il a pris conscience qu’elle ne reviendrait pas. Aujourd’hui âgé de 12 ans, il raconte son vécu aux côtés de son père. Un témoignage empreint de sagesse… et de tendresse. Par Myriam Caron, Côte-Nord

Des suggestions de lecture

- Josée Masson (2006), Derrière mes larmes d’enfant – La mort et le deuil me font mal, Éditions Ressources.
- Lucie Fréchette & Monique Séguin (1995), Le Deuil, une souffrance à comprendre pour mieux intervenir, Éditions Logiques.

Entrevue avec Luce Des Aulniers : l’important ce n’est pas de sortir du deuil mais d’entrer dedans…

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Entrevue avec Luce Des Aulniers : l’important ce n’est pas de sortir du deuil mais d’entrer dedans…

Avec Luce Des Aulniers, anthropologue et fondatrice du Centre d’études sur la mort et le deuil, Karina Marceau cherche à savoir pourquoi nous avons collectivement occulté la mort.

Un programme de recherche sur la mort

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) offre un programme de deuxième cycle en « études sur la mort ». Luce Des Aulniers fait partie des professeurs rattachés à ce programme. L’Université publie également une publication sur le sujet, la revue Frontières.

Amélie a moins de peine… à force d’en parler

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Amélie a moins de peine… à force d’en parler

Amélie a perdu son petit frère alors qu’elle n’avait que 5 ans. C’est en thérapie de groupe, parlant sans contrainte avec d’autres enfants endeuillés, qu’elle arrive doucement à surmonter sa peine. À Québec, une spécialiste du deuil qui expérimente la thérapie de groupe depuis quelques années, constate que l’important, c’est de laisser une tribune aux enfants pour qu’ils puissent s’exprimer. Par Marc Bergeron, Québec

Le deuil des enfants au cinéma

Avec Ponette (1996), le réalisateur français Jacques Doillon a fait un film particulièrement touchant sur le deuil chez les enfants. Ce long-métrage de fiction nous permet de suivre une petite fille de 4 ans après la mort de sa mère dans un accident. Pour lire un entretien avec le réalisateur, cliquez ici.

Le Carrefour

Comment faut-il parler de la mort avec nos enfants selon vous ?

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VOS COMMENTAIRES (15)

Re: Comment faut-il parler de la mort avec nos enfants selon vous ?

Je viens de visionner votre reportage. Je suis père de 2 enfants (aujourd'hui 4 ans et 6 ans) qui ont perdu leurs mère, il y a bientôt 2 ans d'une mort subite. Je n'avais jamais abordé moi-même le sujet de la mort avec eux. Mais leurs mère l'avait déjà abordé avec le plus grand. Après un certain temps j'ai fait appel à Sylvia H. de Parent-Étoile qui nous a aidé avec les ateliers de Parent-Étoile et je peux vous dire que j'ai veux tout un changement et cela pour le mieux. Comme disais le père de Billy et bien oui mon grand est plus mature que bien d'autre enfant malgré son jeune âge.

Merci pour ce reportage.

Au nom de Louis j'aimerais juste ajouter un remerciement tout spécial à Sylvia H. de Parent-Étoile pour l'avoir aidé.

20 janvier 2009
Par : Yannick G. - Saint-Constant

Re: Comment faut-il parler de la mort avec nos enfants selon vous ?

J'interviens auprès des enfants et des familles depuis une dizaine d'années et je m'aperçois combien le sujet de la mort vécue par les enfants est encore très tabou. Il est courant d'entendre qu'on a dit à un jeune enfant que son oncle, par exemple, est parti rejoindre le «petit Jésus» ou que l'on dise que l'enfant n'a pas assisté aux funérailles parce qu'il était trop jeune (bien que la personne décédée était significative pour l'enfant!). Je trouve qu'il y a un travail de sensibilisation et d'éducation qui est colossal. Dix ans après m'être spécialisée sur ce sujet, je ne trouve vraiment pas qu'il y a eu une évolution sur «l'éducation à la mort» auprès des enfants. C'est regrettable car, à mon avis, c'est une lacune qui porte souvent un lourd préjudice à leur développement. Il est important de faire connaître aux parents et aux intervenants la perception que les enfants ont de la mort en fonction de leur âge. Par exemple, on ne peut forcer un enfant de 4 ans à croire que la personne décédée est vraiment morte car, sur le plan cognitif, son cerveau n'est pas suffisamment développé pour assimiler l'irréversibilité de la mort. Pour cette raison, l'enfant est sûr que le mort reviendra! De plus, l'enfant réagit sur le plan émotif, en fonction de son environnement; lequel doit avant tout le rassurer. Déstabilisé sur le plan de sa sécurité affective, l'enfant doit être entouré et rassuré. Donc, si des personnes ne peuvent être présent à l'enfant, en raison d'un deuil dans la famille, il serait impératif de trouver une personne de confiance sur laquelle l'enfant pourra s'appuyer; en lui expliquant clairement ce qui se passe (l'imaginaire de l'enfant peut être pire que la vérité)mais, en ne s'éternisant pas sur des détails dont il n'a vraiment pas besoin pour se sentir sécurisée. Et, il ne faut surtout pas hésiter à répondre aux questions de l'enfant au sujet de la mort. On ne doit pas non plus avoir peur de lui dire qu'on n'a pas la réponse à sa question. À ce moment, on peut le renvoyer à lui-même en lui demandant ce qu'il en pense lui-même. Il y aurait tellement d'autres détails à vous donner sur la façon de parler de la mort aux enfants. Tout compte fait, je vous fait confiance et vous félicite du même coup d'aborder ce sujet afin de faire prendre conscience aux parents, surtout, combien c'est un sujet crucial pour favoriser le développement de leurs enfants. Par contre, je réalise à quel point les parents qui n'osent pas être francs face à ce sujet sont eux-mêmes très blessés et c'est véritablement leurs propres souffrances qui les empêchent de faire cheminer leurs enfants à travers leurs expériences de la mort. Je trouve que de conscientiser les parents à cette réalité peut les inciter à faire appel à une personne de confiance dans leur entourage ou, à tout le moins, à demander une aide professionnelle, et ce, particulièrement dans les cas de deuils pas suicide qui nécessite inévitablement des interventions (idéalement) très rapides auprès des jeunes enfants, afin de minimiser les séquelles possibles au niveau de leur développement psychologique.
Céline B.- Québec

19 janvier 2009
Par : Céline B. - Québec

Re: Comment faut-il parler de la mort avec nos enfants selon vous ?

Il faut en parler tout simplement quand l'occasion se présente, suivre son instinct, comme je le faisais avant le décès accidentel de ma fille unique. Il faut se souvenir des bons moments passés avec la personne disparue physiquement, comme pour un très long voyage... elle est toujours dans notre coeur, nous ne l'oublions pas. Les enfants peuvent comprendre cela, il faut les laisser s'exprimer et prendre le temps de vivre le deuil. Le temps adoucit la peine et guérit bien des choses.

Bonne journée

Ghislaine

18 janvier 2009
Par : Ghislaine D. - Sherbrooke

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Le kilomètre de plus

« Les enfants pensent que la mort s’attrape »

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Dans un supplément inédit de l’entrevue, la professeur Lise Des Aulniers creuse le sujet de l’émission. Le temps de quelques minutes, elle nous fait rentrer dans la tête des enfants endeuillés.